
Droit de succession sur assurance vie : ce que vous paierez
Droits de succession sur assurance vie : régime avant/après 70 ans, abattements de 152 500 € et 30 500 €, taux de 20 % et 31,25 %. Cas pratique chiffré

Le droit de succession sur l’assurance vie s’articule autour d’une règle binaire : l’âge du souscripteur au moment des versements. Selon que les primes ont été versées avant ou après ses 70 ans, le capital transmis au bénéficiaire désigné supporte un prélèvement forfaitaire spécifique (art. 990 I du CGI) ou est réintégré partiellement aux droits de mutation par décès. Ce guide détaille les abattements, les taux applicables et les pièges à éviter grâce à un cas pratique chiffré.
Pourquoi l’assurance vie échappe (presque) aux droits de succession classiques
Le capital décès d’un contrat d’assurance vie ne fait pas partie de la succession civile du défunt. L’article L132-12 du Code des assurances le précise : les sommes versées au bénéficiaire déterminé sont transmises hors succession. Ce principe protège le bénéficiaire des règles du rapport et de la réduction, mais n’efface pas l’impôt. L’administration fiscale applique son propre mécanisme, distinct des droits de mutation par décès.
Cette distinction est fondamentale pour comprendre le droit de succession sur l’assurance vie. Au lieu d’un barème progressif unique, deux régimes coexistent selon l’âge du souscripteur au moment du versement des primes. Le premier, prévu à l’article 990 I du CGI, instaure un prélèvement forfaitaire sui generis pour les primes versées avant 70 ans. Le second, régi par l’article 757 B du CGI, soumet aux droits de succession classiques la fraction des primes versées après 70 ans qui excède un abattement global de 30 500 €.
Concrètement, le souscripteur peut désigner librement un ou plusieurs bénéficiaires, avec ou sans lien de parenté. La fiscalité applicable dépendra de la date de chaque versement, et non de la date de souscription du contrat. Les intérêts générés par le contrat restent, quant à eux, exonérés, quel que soit l’âge du souscripteur.
Le principe « hors succession » posé par le Code des assurances
L’article L132-12 du Code des assurances dispose que le capital décès versé au bénéficiaire déterminé ne fait pas partie de la succession du souscripteur. Cette règle empêche les héritiers réservataires de revendiquer ces sommes au titre de la réserve héréditaire, sauf en cas de primes manifestement exagérées. La liberté de désignation du bénéficiaire est ainsi préservée, ce qui fait de l’assurance vie un instrument de transmission privilégié.
Toutefois, cette faveur civile n’entraîne pas une exonération fiscale automatique. Le législateur a instauré des prélèvements spécifiques qui, tout en restant souvent plus avantageux que le barème successoral, peuvent atteindre 31,25 % pour les sommes les plus élevées.
Les deux régimes fiscaux selon l’âge du souscripteur au versement des primes
Le critère déclencheur est l’âge du souscripteur à la date de chaque versement. Si le souscripteur avait moins de 70 ans au moment du versement, le prélèvement sui generis de l’article 990 I du CGI s’applique. S’il avait 70 ans ou plus, le régime de l’article 757 B du CGI entre en jeu. Cette distinction peut sembler simple, mais elle devient complexe lorsqu’un contrat reçoit des versements avant et après 70 ans : chaque flux est alors traité séparément.
Les contrats souscrits avant le 20 novembre 1991 et les versements effectués avant le 13 octobre 1998 bénéficient d’une exonération totale, quel que soit l’âge du souscripteur. Ces situations sont devenues rares, mais il convient de vérifier la date de souscription et les avenants éventuels.
Fiscalité des primes versées avant 70 ans : le prélèvement sui generis
Pour les primes versées avant les 70 ans du souscripteur, le capital transmis au décès est soumis à un prélèvement forfaitaire spécifique, distinct des droits de succession. Ce prélèvement, institué par l’article 990 I du CGI, s’applique après un abattement de 152 500 € par bénéficiaire (impots.gouv.fr, 2016). La fraction taxable est ensuite imposée à 20 % jusqu’à 700 000 €, puis à 31,25 % au-delà (boursorama.com, juillet 2025).
Ce mécanisme est souvent plus favorable que le barème successoral, surtout pour les bénéficiaires sans lien de parenté ou pour les capitaux importants. Le conjoint survivant et le partenaire PACS sont, quant à eux, totalement exonérés de ce prélèvement (impots.gouv.fr, 2016). Les frères et sœurs peuvent également bénéficier d’une exonération sous conditions de cohabitation et d’âge.
L’imposition de l’assurance vie en cas de succession obéit à des règles précises, dont le respect est essentiel pour éviter toute surprise fiscale.
Pour comprendre pleinement le fonctionnement de l'assurance vie, en particulier son traitement fiscal en cas de décès, il est essentiel de maîtriser ces subtilités.
Abattement de 152 500 € par bénéficiaire : mode d’emploi
L’abattement de 152 500 € s’applique par bénéficiaire, et non par contrat. Chaque personne désignée peut donc recevoir jusqu’à 152 500 € de capitaux exonérés, quel que soit le nombre de contrats souscrits. Si un même bénéficiaire est désigné sur plusieurs contrats, l’abattement se cumule pour l’ensemble des sommes perçues.
Cet abattement est renouvelable tous les ans, ce qui permet au souscripteur d’organiser des versements successifs pour optimiser la transmission. Par exemple, un parent peut verser 152 500 € sur un contrat pour son enfant, puis 152 500 € supplémentaires sur un autre contrat, à condition que chaque versement soit effectué avant ses 70 ans.
Taux de 20 % puis 31,25 % : à partir de quand s’appliquent-ils ?
Après application de l’abattement, la part taxable est soumise à un taux de 20 % pour la fraction comprise entre 152 500 € et 700 000 €. Au-delà de 700 000 €, le taux passe à 31,25 % (boursorama.com, juillet 2025). Ce barème à deux paliers rend le prélèvement progressif, mais reste inférieur au taux marginal de 45 % du barème de l’impôt sur le revenu, et surtout bien inférieur aux 55 % applicables aux successions entre collatéraux.
Un capital de 800 000 € transmis à un enfant donnerait lieu à un prélèvement de (700 000 - 152 500) × 20 % = 109 500 €, plus (800 000 - 700 000) × 31,25 % = 31 250 €, soit un total de 140 750 €. Le taux effectif ressort à 17,6 %, ce qui reste modéré.
Conjoint et partenaire PACS : exonération totale
Le conjoint survivant et le partenaire lié au défunt par un PACS sont exonérés du prélèvement de 20 % (impots.gouv.fr, 2016). Cette exonération s’applique quel que soit le montant des capitaux transmis et sans condition d’abattement. Le conjoint n’a aucune déclaration fiscale à souscrire pour ces sommes.
Cette règle est identique à celle des droits de succession classiques, où le conjoint survivant est également exonéré de droits de mutation par décès. Elle renforce l’attrait de l’assurance vie comme outil de transmission au sein du couple.
Succession assurance vie après 70 ans : abattement de 30 500 € et droits classiques
Lorsque le souscripteur a 70 ans ou plus au moment du versement, le régime change radicalement. L’article 757 B du CGI dispose que la fraction des primes qui excède 30 500 € est réintégrée à l’actif successoral et soumise aux droits de mutation par décès, selon le lien de parenté entre le défunt et le bénéficiaire. Cet abattement de 30 500 € est global : il se partage entre tous les bénéficiaires désignés, contrairement à l’abattement de 152 500 € qui est individuel.
Les intérêts capitalisés, même après 70 ans, restent exonérés. Seules les primes nettes sont prises en compte pour le calcul du dépassement. Cette distinction atténue l’impact fiscal pour les contrats anciens ayant accumulé des intérêts importants.
Pour en savoir plus sur les règles applicables après 70 ans, consultez notre article sur la succession assurance vie après 70 ans.
L’abattement de 30 500 € : global et non par bénéficiaire
L’erreur la plus répandue consiste à croire que l’abattement de 30 500 € s’applique par bénéficiaire. En réalité, il est unique pour l’ensemble des primes versées après 70 ans, quel que soit le nombre de bénéficiaires. Si le souscripteur a versé 100 000 € après 70 ans et désigne trois bénéficiaires, l’excédent taxable est de 100 000 € - 30 500 € = 69 500 €, à répartir entre eux.
Cette règle, issue de l’article 757 B du CGI, est souvent ignorée. Elle peut conduire à une taxation bien plus lourde qu’anticipé, surtout lorsque les bénéficiaires sont nombreux et que les primes versées après 70 ans sont conséquentes.
Droits de succession selon le lien de parenté (barème classique)
Une fois le dépassement de 30 500 € établi, la part taxable est soumise au barème des droits de mutation par décès, en fonction du lien de parenté entre le défunt et le bénéficiaire. Le conjoint et le partenaire PACS sont exonérés. Les enfants bénéficient d’un abattement de 100 000 € puis d’un barème progressif allant de 5 % à 45 %. Pour un neveu, l’abattement n’est que de 7 967 € et le taux marginal atteint 55 % (malakoffhumanis.com, cité dans SERP).
Ainsi, un neveu recevant 49 500 € de primes après 70 ans (après abattement de 30 500 €) verra cette somme soumise à un abattement de 7 967 €, puis à un taux de 55 % sur le solde, soit environ 22 843 € de droits. Le taux effectif dépasse 46 %.
Les intérêts : exonérés même après 70 ans
Les intérêts capitalisés, qu’ils aient été produits avant ou après 70 ans, ne sont jamais soumis aux droits de succession. Seules les primes nettes versées après 70 ans sont prises en compte pour le calcul du dépassement de 30 500 €. Cette exonération constitue un avantage significatif pour les contrats anciens dont la valeur est majoritairement constituée d’intérêts.
Par exemple, un contrat de 200 000 € composé de 80 000 € de primes versées après 70 ans et de 120 000 € d’intérêts ne sera imposable que sur 49 500 €, soit 80 000 € - 30 500 €. Les intérêts de 120 000 € échappent totalement à l’impôt.
Tableau récapitulatif : fiscalité assurance vie succession selon les cas
Le tableau ci-dessous synthétise les régimes applicables en fonction de l’âge du souscripteur au versement et du lien de parenté du bénéficiaire. Il intègre les abattements, les taux et les exonérations.
| Âge du souscripteur au versement | Bénéficiaire | Abattement applicable | Taux / régime |
|---|---|---|---|
| Avant 70 ans | Conjoint / PACS | Aucun (exonération totale) | 0 % |
| Avant 70 ans | Enfant | 152 500 € par bénéficiaire | 20 % jusqu’à 700 000 €, 31,25 % au-delà (art. 990 I CGI) |
| Avant 70 ans | Neveu | 152 500 € par bénéficiaire | 20 % jusqu’à 700 000 €, 31,25 % au-delà |
| Avant 70 ans | Sans lien | 152 500 € par bénéficiaire | 20 % jusqu’à 700 000 €, 31,25 % au-delà |
| Après 70 ans | Conjoint / PACS | Exonération | 0 % |
| Après 70 ans | Enfant | 30 500 € global, puis abattement successoral de 100 000 € | Barème progressif 5 % à 45 % |
| Après 70 ans | Neveu | 30 500 € global, puis abattement de 7 967 € | 55 % au-delà |
| Après 70 ans | Sans lien | 30 500 € global, puis abattement de 1 594 € | 60 % (barème applicable aux non-parents) |
Cette synthèse montre la forte disparité entre les deux régimes. Les versements avant 70 ans offrent une fiscalité maîtrisée, plafonnée à 31,25 %, tandis que les versements après 70 ans exposent à des taux pouvant dépasser 50 % pour les bénéficiaires éloignés.
Cas pratique chiffré : un souscripteur, deux bénéficiaires, deux régimes
Pour illustrer le mécanisme, prenons un souscripteur décédé après avoir effectué deux séries de versements sur un même contrat d’assurance vie. Il a versé 150 000 € avant ses 70 ans, en désignant son enfant comme bénéficiaire. Il a également versé 80 000 € après ses 70 ans, cette fois au profit de son neveu. Les intérêts capitalisés sont négligés dans cet exemple.
Ce scénario met en œuvre les deux régimes simultanément. Chaque bénéficiaire est imposé selon les règles propres au flux dont il est le destinataire, sans qu’un régime n’influence l’autre. L’objectif est de calculer l’impôt réel supporté par chacun.
Étape 1 : identifier le régime applicable à chaque versement
Le versement de 150 000 € a été effectué avant 70 ans, il relève de l’article 990 I du CGI. Le bénéficiaire, l’enfant, bénéficie d’un abattement de 152 500 €. Comme le capital reçu (150 000 €) est inférieur à cet abattement, aucun impôt n’est dû.
Le versement de 80 000 €, réalisé après 70 ans, tombe sous le coup de l’article 757 B du CGI. L’abattement global de 30 500 € s’applique, laissant un excédent taxable de 49 500 €. Le neveu est soumis au barème des droits de succession applicable aux collatéraux.
Étape 2 : calculer l’impôt pour chaque bénéficiaire
Pour l’enfant, le résultat est immédiat : 150 000 € inférieur à 152 500 €, impôt = 0 €.
Pour le neveu, le calcul est plus lourd. L’excédent de 49 500 € bénéficie d’un abattement personnel de 7 967 €, puis le solde de 41 533 € est taxé à 55 %, soit 22 843 € de droits de succession. Le taux effectif ressort à 46,3 % sur le capital reçu.
Cet exemple montre l’intérêt de verser les primes avant 70 ans. L’enfant ne paie rien, alors que le neveu, pour un montant similaire, subit une ponction fiscale de près de 23 000 €. La fiscalisation de l’assurance vie en 2026 conserve ces principes, malgré les discussions sur une éventuelle réforme.
Pour une analyse approfondie des taux et abattements futurs, ne manquez pas de consulter notre article sur la fiscalité du rachat d'assurance vie en 2026.
L’erreur courante qui coûte cher : croire que l’abattement de 30 500 € est par bénéficiaire
La confusion la plus fréquente, et la plus coûteuse, consiste à appliquer l’abattement de 30 500 € à chaque bénéficiaire, comme on le fait pour les 152 500 €. Or, l’article 757 B du CGI est formel : l’abattement est global et se partage entre tous les bénéficiaires. Avec trois bénéficiaires et 100 000 € de primes post-70 ans, un souscripteur pourrait croire que chaque bénéficiaire est protégé par 30 500 €, soit 91 500 € d’exonération totale. En réalité, seuls les premiers 30 500 € sont exonérés, et le surplus de 69 500 € est imposable.
Cette erreur conduit souvent à une sous-estimation massive des droits dus. Pour un neveu, cela peut transformer une facture fiscale anticipée de zéro en un prélèvement de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Avant de structurer des versements après 70 ans, il est prudent de consulter les mesures de taxation de l’assurance vie au budget 2026 et de solliciter un notaire ou un conseiller en gestion de patrimoine. Un professionnel pourra simuler précisément l’impact fiscal en fonction du nombre de bénéficiaires et de leur lien de parenté.
Comment déclarer l’assurance vie reçue en héritage
Les obligations déclaratives diffèrent selon le régime applicable. Pour les primes versées avant 70 ans, l’assureur prélève directement l’impôt sur le capital avant de le verser au bénéficiaire. Le bénéficiaire n’a aucune démarche particulière à effectuer, sauf s’il souhaite contester le prélèvement. L’assureur utilise le formulaire 2705-A pour déclarer les sommes et acquitter l’impôt.
Pour les primes versées après 70 ans, c’est le notaire chargé de la succession qui intègre les primes taxables à la déclaration de succession. Le bénéficiaire doit fournir au notaire les relevés de contrat et les justificatifs de versements. L’impôt est alors calculé selon le barème successoral et acquitté dans les délais classiques de dépôt de la déclaration de succession.
Qui prélève l’impôt : l’assureur ou le fisc ?
Avant 70 ans, l’assureur joue le rôle de collecteur : il liquide le prélèvement sui generis sur le capital et le reverse directement à l’administration fiscale. Le bénéficiaire reçoit le capital net d’impôt. Après 70 ans, le notaire calcule les droits de succession et les inclut dans la déclaration d’ensemble. Le bénéficiaire peut être amené à payer directement l’impôt si le notaire ne l’a pas prélevé sur les liquidités successorales.
Bénéficiaires exonérés : aucune démarche fiscale supplémentaire
Le conjoint survivant et le partenaire PACS, totalement exonérés, n’ont aucune déclaration à souscrire au titre de l’assurance vie. De même, les frères et sœurs sous conditions d’exonération n’ont pas de démarche particulière. En revanche, ils doivent conserver les justificatifs de leur situation (acte de mariage, PACS, certificat de cohabitation) en cas de contrôle.
Points clés
- L’assurance vie échappe à la succession civile, mais sa fiscalité dépend de l’âge du souscripteur au versement.
- Avant 70 ans, le prélèvement sui generis est plafonné à 31,25 %, avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire.
- Après 70 ans, les primes versées au-delà de 30 500 € (abattement global) sont soumises aux droits de succession, avec un taux pouvant atteindre 55 % pour un neveu.
- Le conjoint et le partenaire PACS sont exonérés de toute imposition, quel que soit le régime applicable.
- Confondre l’abattement global de 30 500 € avec un abattement par bénéficiaire est une erreur courante aux conséquences financières lourdes.
Sources
- impots.gouv.fr
- impots.gouv.fr
- impots.gouv.fr
- bofip.impots.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- economie.gouv.fr
- boursorama.com
- boursorama.com
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil financier personnalisé. Avant toute décision, rapprochez-vous d'un professionnel agréé.
Questions courantes
Quels sont les frais de succession sur l'assurance vie ?
Les frais de succession sur l’assurance vie dépendent de l’âge du souscripteur au versement. Avant 70 ans, un prélèvement forfaitaire de 20 % (jusqu’à 700 000 €) ou 31,25 % au-delà est appliqué après un abattement de 152 500 € par bénéficiaire. Après 70 ans, les primes excédant 30 500 € (tous bénéficiaires confondus) sont soumises au barème des droits de succession, avec des taux pouvant atteindre 55 % pour un neveu.
Est-ce que l'héritage d'une assurance vie est imposable ?
Oui, sauf pour le conjoint survivant ou le partenaire PACS. Les capitaux d’assurance vie sont imposables selon un régime spécifique : avant 70 ans, un prélèvement sui generis ; après 70 ans, les primes versées au-delà de 30 500 € sont soumises aux droits de succession classiques.
Comment calculer les droits de succession pour une assurance vie ?
Pour les primes versées avant 70 ans, appliquez un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis taxez le surplus à 20 % jusqu’à 700 000 €, et à 31,25 % au-delà. Pour les primes après 70 ans, déduisez un abattement global de 30 500 €, puis appliquez le barème successoral selon le lien de parenté (abattement personnel et taux progressif).
Comment calculer l'imposition sur une assurance vie transmise suite à décès ?
Identifiez d’abord l’âge du souscripteur à chaque versement. Pour les versements avant 70 ans, le prélèvement est de 20 % sur la part comprise entre 152 500 € et 700 000 €, puis 31,25 % au-delà. Pour les versements après 70 ans, les primes excédant 30 500 € sont réintégrées à la succession et taxées selon le barème en vigueur, en fonction du lien de parenté.
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